11 - 03
2008
Deauville, CID, 11 mars 2008 (photo www.cinemaniac.fr)

Deauville la veille du festival du film asiatique est, comme toute la France, balayée par les raffales de vent et les averses, le ciel gris souris et les papapluies tordus, les tables des terrasses luisantes de pluie... En ville, pas grand monde, dans les hôtels, une effervescence discrète, quelques invités et le staff d'organisation sont arrivés mais ils demeurent dans leurs chambres... Pendant ce temps, Richard Berry achève quelques jours de tournage à Deauville, les camions de la régie du film obstruent le parking de l'hôtel Royal... La semaine dernière, un autre Richard (Anconina), habitué des lieux, a croisé le premier... Pour ma part, hormis l'inévitable passage chez "Mamie crêpes", meilleur rapport qualité/prix de la ville pour se restaurer, activités en sourdine, même pas l'audace d'aller me promener sur les Planches, la tempête dont j'entends les hauts de Hurlevents de ma fenêtre... Mais le majestueux CID est fin près (photo) pour la soirée d'ouverture demain à 20h30 avec "Beyond the years" du réalisateur coréen Im Kwon-taek auquel le 10° festival rend un hommage...


Deauville, Hôtel Royal, 11 mars 2008 (photo www.cinemaniac.fr)
Mots-clés : AsiaDeauville 2008
07 - 03
2008
Du très proche festival du film asiatique qui va débuter dans quelques jours, j'ai eu l'occasion de voir deux films avec un point commun : distribués en France, ils seront à l'affiche en avril 2008. L'un est en compétition, "Ploy" de Pen-ek Ratanaruang (sortie 16 avril), l'autre fait partie de l'hommage à Jiang Wen, "Sun also rise" ("Le Soleil se lève aussi", sortie 9 avril reporté au 13 aout 2008).
Si "Ploy" est un film qui captive par la montée de la tension nerveuse, anxieuse, libidinale, sur un rythme trompeusement lent, avec des scènes habiles entre rêve et réalité qui laissent le spectateur libre de choisir (lire ma critique du film...) on est plus réservé sur l'extravagant "Le Soleil se lève aussi" qui jumpe d'une histoire à la suivante sans crier gare.
"Sun also rises" ("Le Soleil se lève aussi") de Jiang Wen

La première histoire, le premier film, pourrait-on dire, est plein d'humour, de créativité et de sensibilité, intégrant une loufoquerie contrôlée, si tout le film avait été sur ce registre... C'est ensuite qu'on décroche, de la dernière image de l'histoire numéro 1 à la première images de l'histoire numéro 2, c'est la brusque rupture d'un charme qu'on ne retrouvera jamais...
La première histoire (intitulée "La Folie") met en scène une mère célibataire qui perd la tête après avoir perdu ses babouches rouges préférées : étant montée sur un arbre pour les chercher, elle tombe de l'arbre! Son fils, grand nigaud, son boulier en bandoulière, terriblement touchant par sa bonne volonté à toute épreuve malgré les baffes qui pleuvent de la part de sa mère, voire de son oncle comptable, n'ose plus s'éloigner de la maison. Que le malheureux s'éloigne quelques minutes et c'est la catastrophe. Dans ses nombreuses activités apparemment irrationnelles, la mère transporte des pierres de l'autre côté de la rivière pour construire une maisonnette dédiée au père disparu. Le fils, empêché de vivre, d'aller à l'école ou de voir des amis, court à la poursuite de sa mère, il ne cesse de courir et l'acteur est un virtuose de la course... On regrette qu'on ait pas gardé ce jeune homme d'un bout à l'autre du film, totalement craquant...

Suivront trois autres histoires intitulées "Amour", "le Fusil" et Le Rêve". S'intriquent alors à des pitchs improbables tendance absurde quelques scènes abracadabrantes comme une d'entre elles qui atteint le sommet de la loufoquerie : la reconnaissance d'un pinceur de fesses au commissariat de police par le pincement de fesses de la plaignante à travers un rideau... Soudain, des scènes colorées et bruyantes, dansantes manière Kusturica... C'est long (1h55), on regarde des images qu'on croit (espère) toujours la fin du film au moins vingt fois de suite... ... Ce film est tellement imaginatif qu'il y a des idées pour faire cent films! Ce ne sont pas les projets de cinéma qui manquent, ça en foisonne et le spectateur est imergé par en dessous ce catalogue car le réalisateur est doué, trop doué pour le commun des mortels, un festival cinéma à lui tout seul! Pour les courageux, les curieux inconditionnels, les amateurs d'expériences inédites...
L'hommage du 10 festival de Deauville à Jiang Wen permettra de voir ou revoir son précédent film qui fit l'unanimité dans la critique : "Les Démons à ma porte"

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21 - 02
2008
On vient de connaître les programme des hommages et rétrospectives du 10° festival du film asiatique de Deauville dont c'est la première édition anniversaire des dix ans.
Hommage au prolifique réalisateur coréen Im Kwon-taek avec en ouverture son 100ième film "Beyond the years" présenté à Venise en 2007. Son film "Le Chant de la fidèle Chunhyang" sera le premier film coréen sélectionné en compétition à Cannes en 2000. Prix du meilleur réalisateur à Cannes en 2002 avec "Ivre de femmes et de peinture", en compétition à venise en 2004 avec "La Pègre", il reçoit un ours d’or d’honneur à Berlin en 2005.
Film de clôture : "Love now" de Chong Yun-su (Corée du sud)
Hommage au comédien, réalisateur et scénariste chinois Jiang Wen. Comédien dans "Le Palanquin des larmes" du français Jacques Dorffman ou Le Sorgho rouge de Zhang Yimou, il réalise son premier film « In the heat of sun » en 1994. Son second film "Les Démons à ma porte" reçoit le grand prix à Cannes en 2000. Son troisième film "Le Soleil se lève aussi" a été présenté à Venise l’année dernière (sortie en salles le 9 avril 2008).
Hommages à Jia Zhang-Ké, emblème de la nouvelle génération de réalisateurs chinois, avec l’intégrale de ses films. Reconnu par la critique avec son second film "Platform" en 2000, deux ans plus tard, son film "Plaisirs inconnus" est présenté en compétition à Cannes. En 2004, son film "The World"… est présenté à Venise et il obtiendra ensuite le Lion d’or en 2006 avec "Still life". Actuellement, on peut voir son film documentaire "Useless" encore à l'affiche en France.
Hommage au compositeur japonais Joe Hisaishi dont on connaît les musiques de films pour des réalisateurs comme Hayao Miyazaki ("Nausicäa") ou Takeshi Kitano ("Hanna-Bi").
Hommage au comédien japonais Kôji Yakusho dont le film "Shall we dance?" en 1996 a été le film japonais ayant totalisé le plus d’entrées aux USA. En 1997, il est récompensé pour ses interprétation dans "The Cure" de Kiyoshi Kurosawa et de "L’Anguille" de Shohei Imanura qui obtient la palme d’or à Cannes, deux réalisateurs qu’il va retrouver fréquemment. En 2005, il tourne dans le film américain "Les Mémoires d’une geisha" de Rob Marshall et en 2006 dans "Babel" d’Alejandro Innaritu.
La conférence de presse du festival ayant lieu le 29 février, on aura alors la grille de programmation des films sur le site officiel du festival...
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14 - 02
2008
Bientôt une échappée asiatique à Deauville, le festival qui monte... dans un mois, vivement le 12 mars!
festival du film asiatique en mars 2007 : Deauville sous la neige...
On connaît quelques dates : le 18 février, on diffusera la liste des hommages et le 29 février à 11h au CID aura lieu la conférence de presse du festival du film asiatique de Deauville 2008 avec le programme.
Président du jury : Patrice Chéreau.
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